Un sondage de BMO révélait à la fin de 2020 que les milléniaux et les Canadiens de plus de 55 ans étaient les plus susceptibles d’avoir un compte d’épargne libre d’impôt (CELI), dans une proportion de 72 %. Bien que la popularité de ce compte libre d’impôt soit en constante augmentation, BMO affirme que les Canadiens laissent de l’argent « sur la table ». Voici pourquoi le CELI est un véhicule d’épargne et d’investissement dont on devrait profiter pleinement.

Avec le CELI, on ne se soucie pas de l’impôt à payer plus tard

Comment fonctionne le CELI? Qu’est-ce qui le distingue du REER? En réalité, un océan les sépare, même s’ils peuvent tous deux être utilisés dans la planification de votre retraite. Vous songez peut-être à retirer les sommes avant ce temps? Dans ce cas, le CELI est probablement une bonne option.

En mettant votre épargne dans un CELI, tant votre capital que les intérêts ou les gains réalisés demeurent non imposables, en tout temps. Bref, votre argent fait de l’argent et la totalité vous revient. Par exemple, vous placez 6 000 $ et vous faites 2 % d’intérêts. Ni le montant initial (qu’on présume déjà imposé par le biais de votre déclaration de revenus) ni les intérêts ne seront imposés. 

Avec le CELI, les retraits sont simples. On n’a pas à se casser la tête pour calculer ce qui nous revient vraiment! Dans un compte non enregistré ou un REER, vous devriez payer de l’impôt, en fonction du type de gains et de vos revenus annuels.

Qui, quand, comment, et surtout… combien!

Pour rester dans le droit chemin, suivez le guide! Je parle du guide CELI offert par le gouvernement. Au Québec, vous devez avoir au moins 18 ans et détenir un numéro d’assurance sociale valide pour exercer votre droit de cotisation. Il est interdit de cotiser directement au CELI de votre partenaire. Vous pouvez toutefois lui donner de l’argent pour qu’il y cotise lui-même. 

Vos cotisations non utilisées peuvent être reportées aux années suivantes. Par exemple, si vous aviez déjà 18 ans en 2009, au moment de la création du CELI, et que vous n’avez jamais cotisé, vous pouvez y mettre dès maintenant 75 500 $. D’accord, ce n’est pas tout le monde qui a un petit 75 500 $ qui traîne dans le fond d’un tiroir! Mais vous comprenez l’idée…

La cotisation maximale varie d’une année à l’autre. De 2009 à 2012, le montant maximal était de 5 000 $. Ensuite, il est monté jusqu’à 10 000 $, avant de redescendre. Depuis 2019, le montant maximal est de 6 000 $. Qui sait ce que nous réserve 2022? Quelqu’un qui y cotiserait depuis 2009 pourrait avoir accumulé beaucoup plus que 75 500 $, tout dépendant des placements choisis.

L’argent de votre CELI peut être retiré en tout temps. Besoin de 100 000 $ pour lancer votre entreprise? C’est possible de piger dedans. Il faut tout de même respecter le type de produit que vous avez choisi. Par exemple, si vous détenez un placement garanti en CELI, vous pourriez devoir attendre sa date d’échéance avant d’en toucher les sommes. Avec un fonds mutuel, aucun souci!

Puisque le CELI est flexible, vous pouvez y redéposer l’argent retiré. Votre droit de cotisation n’est donc pas perdu. Une condition s’impose : attendre l’année suivante. Une fois votre limite de cotisation atteinte, si vous retirez 5 000 $ et le remettez dans votre CELI au cours de la même année, ce montant sera considéré comme une cotisation excédentaire, imposable. 

Le CELI, est-ce la manne pour les investisseurs boursiers?

Pour votre futur compte chouchou (appelé CELI), choisirez-vous un simple compte d’épargne offrant un maigre taux d’intérêt? Ce n’est peut-être pas le meilleur usage à en faire. Le CELI sert aussi à l’investissement! Mais attention de ne pas tomber dans la spéculation.

Par exemple, vous pourriez décider de vous constituer un fonds d’urgence, accessible en tout temps, à l’aide du CELI. Dans ce cas, ce n’est pas nécessairement une mauvaise idée de vous contenter des maigres taux d’intérêt actuels. Mais si vous pouvez vous permettre un peu plus de risque, sur un horizon un peu plus éloigné? Tout est possible (ou presque). Le CELI est un véhicule d’épargne dans lequel vous pouvez mettre pratiquement tout ce que vous voulez. Cela va du certificat de placement garanti aux actions de sociétés.

Par contre, le CELI n’est pas destiné à la spéculation avec ces actions, tel que mentionné précédemment. Pourquoi? L’Agence de revenu du Canada (ARC) pourrait considérer ce genre d’investissement comme une activité d’affaires, et cela contrevient aux règles du CELI. Ce régime a été conçu comme un outil pour les épargnants et non pour les investisseurs professionnels.

Le CELI est si intéressant qu’on a envie d’y cotiser toujours plus

Puisqu’on peut ouvrir plusieurs CELI, dans différentes institutions financières, on perd rapidement le compte. Et c’est dangereux. Les cotisations excédentaires au CELI sont assujetties à un impôt de 1 % par mois. Le CELI ne convient donc pas à vos transactions courantes, avec multiples retraits et contributions. Cela vous amènerait à effectuer des contributions excédentaires par mégarde.

De manière similaire, fermer un CELI pour en ouvrir un autre au cours de la même année est risqué. Votre dépôt au nouveau CELI comptera comme une nouvelle cotisation et pourrait vous faire dépasser la limite, alors qu’un transfert n’aura aucun impact fiscal.

Que votre grand projet soit de rénover un duplex, préparer un voyage ou démarrer votre entreprise, le CELI permet d’économiser à l’abri de l’impôt. Avec ses modalités flexibles, c’est mon compte chouchou!

Incertain de votre limite de cotisation? Consultez Mon dossier ARC.

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