Virtual Brokers est un courtier en ligne qui aide les investisseurs autonomes à tirer le meilleur parti de leur épargne depuis 2009. Propriété du géant CI Financial, Virtual Brokers offre une commission unitaire parmi les plus avantageuses de l’industrie. Tour d’horizon d’une plateforme qui confirme l’adage selon lequel « dans les petits pots, les meilleurs onguents ! ».

D’entrée de jeu, trois bonnes raisons pourraient vous inciter à envisager Virtual Brokers plutôt qu’un autre acteur de l’industrie. La négociation d’actions à un sou (0,01 $) l’unité (1,99 $ minimum, 7,99 $ maximum) est un premier argument intéressant. L’achat gratuit de fonds négociés en Bourse (FNB) en est un deuxième, même si les frais habituels s’appliquent lorsque vous vendez. 

Finalement, le puissant outil d’analyse de portefeuille fourni par une société tierce appelée Wealthscope vaut le détour. Mais attention ! Le vent de fraîcheur qu’apportait Virtual Brokers à son arrivée dans l’industrie s’estompe, un peu, au fur et à mesure que ses concurrents peaufinent leurs offres de services.

En quoi Virtual Brokers se différencie-t-il de la concurrence ?

On vous en parlait récemment : la société de conseil en investissement Dalbar Canada a entrepris, dans le cadre d’une étude effectuée entre le 19 et le 22 janvier 2021, de vérifier la qualité du service téléphonique proposé par les courtiers canadiens. Les représentants de cette firme ont donc appelé cinq fois chacun d’eux, durant les heures d’ouverture normales, pour évaluer le temps d’attente pour l’investisseur avant qu’il puisse parler à un agent. 

L’attente moyenne dans l’industrie était de 92 minutes. L’attente la plus longue était de près de cinq heures. Virtual Brokers et Qtrade Investissement Direct sont les seuls courtiers à avoir répondu à plus d’un appel dans un délai de moins de 10 minutes. Pour ceux et celles qui souhaitent pouvoir compter sur un service téléphonique rapide, voilà un élément à prendre en compte. 

Dans un autre ordre d’idées, Virtual Brokers propose plusieurs plateformes pour plaire à différents types d’investisseurs. Comme c’est le cas auprès de la concurrence, la version web vous assure simplicité et efficacité. La version mobile propose de l’agilité pour ceux qui souhaitent passer un ordre d’achat ou de vente en vitesse.

Des options payantes mensuellement sont aussi offertes pour les investisseurs à fort volume. L’application de bureau PowerTrader Pro, qui était auparavant uniquement offerte aux investisseurs institutionnels, peut venir vous épauler à un coût de 250 $ US par mois. Il vous est donc possible d’accéder à la gamme diversifiée d’outils de négociation de cette plateforme.

D’autres applications (RealTick, ITS Trader Lite et IRESS) plus avancées sont également proposées, à coût plus élevé (400 $US, 580 $US et 1120 $US, par mois, respectivement).

Finalement, belle surprise que cette diversité des sources d’informations disponibles ! Alors que d’autres chroniqueurs ne relevaient que la seule disponibilité des analyses de Morningstar, je constate la présence de rapports en provenance de 5i Research et de Zack Advisor. Des rapports de centres de recherche sur les fonds communs de placement, les obligations, les actions privilégiées et les FNB sont évidemment également disponibles.

Certaines fonctionnalités de Virtual Brokers méritent maintenant d’être portées à votre attention.

1. Analyse de portefeuille Wealthscope

Ce puissant outil d’analyse évalue votre portefeuille pour lui attribuer une note globale basée sur certains critères : la performance, le revenu, les frais, la diversification et la protection contre les baisses.

Vous pouvez également suivre le rendement de votre portefeuille par rapport à un indice de référence, créer un portefeuille hypothétique pour évaluer son rendement potentiel ou en créer un tout nouveau à partir des réponses fournies à un simple questionnaire.

2. Comptes à deux devises 

Les comptes à deux devises sont offerts pour les comptes enregistrés et non enregistrés. Vous pouvez conserver des fonds en monnaie canadienne et américaine et négocier sur l’un ou l’autre des marchés sans avoir à vous plier à une dispendieuse conversion de devise. Par contre, les comptes enregistrés en dollars américains seulement sont cependant offerts pour 15 $ par trimestre.

3. Régime d’achat de dividendes autogéré 

Les dividendes reçus n’y sont pas automatiquement réinvestis dans les titres qui les ont générés. Ils s’accumulent plutôt dans un compte à part et ces liquidités sont ensuite déployées pour acheter automatiquement les titres de votre choix, à une fréquence déterminée. Le terme anglophone pour cette fonctionnalité est « Self-directed dividend purchase plan, ou SDPP. Bien pensé !

4. Outils de planification financière

Virtual Brokers offre une gamme d’outils de planification financière — calculateur de valeur nette, options de paiement hypothécaire, plan de consolidation de dettes, à titre d’exemple — pour vous aider à prendre de meilleures décisions avec votre argent. Bien que tous les courtiers en ligne offrent des outils du genre, ceux de Virtual Brokers se démarquent parfois du lot. 

5. Comparateur de graphiques

Cette fonction permet de suivre plusieurs symboles simultanément et sur diverses périodes à partir d’un seul et même graphique. Voilà un excellent moyen de comparer les performances des différents titres convoités d’un seul coup d’œil.

6. Le point de vue de l’analyste

La fonction « Analystes » vous offre une vue d’ensemble complète des recommandations de ces experts. Comparez-les avec celles émises pour les autres sociétés opérant dans le même secteur.

Virtual Brokers a-t-il quelques points faibles ?

  • Navigation difficile dans le « Research Centre ».

L’information fournie y foisonne et plusieurs tentatives s’avèrent nécessaires pour dénicher le type de renseignements souhaités. Une lacune, qui, probablement, s’estomperait au fur et à mesure d’une utilisation prolongée.

  • La traduction de l’anglais vers le français 

Cette dernière est parfois incohérente, dans certaines sections du site, au moment d’y consulter les annotations et autres petits caractères. Le compte fictif n’est offert qu’en anglais, aussi.

Quels sont les frais liés à l’utilisation de Virtual Brokers ?

Virtual Brokers propose des commissions avantageuses et une plateforme idéale pour bâtir un portefeuille de fonds négociés en Bourse (FNB). La commission de base se situe à un sou (0,01 $) l’unité (1,99 $ minimum, 7,99 $ maximum) par transaction sur actions, mais l’investisseur a la possibilité d’acheter n’importe quel FNB offert au Canada et aux États-Unis, sans frais. La commission sur vente demeure, cependant.

Les investisseurs actifs (150 transactions lors du trimestre précédent) bénéficient d’une commission de 3,99 $ par transaction.

Un actif de seulement 5 000 dollars est suffisant pour éviter les frais trimestriels de tenue de compte de 24,95 $. L’autre moyen d’y échapper est d’avoir moins de 26 ans ou d’avoir effectué au moins une transaction sur actions au cours du trimestre précédent. 

Si vous subissez plutôt cette charge, sachez que les frais de maintenance assumés donnent droit à un crédit équivalent pouvant être utilisé pour effectuer des transactions sans commission, durant le trimestre suivant, à la seule condition que le compte demeure ouvert jusqu’à la fin de la période créditée.

Virtual Brokers : quel est le verdict ?

Rien ne semble avoir été oublié par les créateurs de Virtual Brokers : tout y est ! À moindres frais, généralement, vous y trouverez des fonctionnalités comparables à ce que propose la concurrence dans l’industrie. Sans compter la possibilité de clavarder avec un agent et de petits bonus technologiques que l’on aime bien, comme les calculatrices financières et un « DRIP » rehaussé, notamment. 

Les investisseurs qui cherchent à minimiser autant que possible leurs frais de négociation peuvent se tourner vers Virtual Brokers et Questrade. Ce dernier offre cependant peut-être une plus grande valeur ajoutée : il ne facture aucuns frais d’inactivité depuis le 1er octobre 2020. Il y a aussi Qtrade qui fait bonne figure, avec des commissions relativement avantageuses, des achats sans frais de FNB et une plateforme mieux rodée. Quoi qu’il en soit, ce n’est pas le choix qui manque : avec un si grand nombre de courtiers de qualité, bien difficile de se tromper !

Ce qu’on aime de Virtual Brokers

  • Les frais ECN sont éliminés de la grille tarifaire en vigueur.
  • Il n’y a pas de compte minimum pour les clients au Canada. Les clients hors du Canada doivent disposer d’un compte minimum de 25 000 dollars canadiens.
  • Achat de FNB gratuit.
  • Taux de commission très avantageux, similaire aux leaders de l’industrie.
  • L’investisseur a accès à une panoplie d’outils, de fonctionnalités et de rapports de recherche.
  • La rapidité du service à la clientèle par téléphone se confirme.

Ce qu’on aime moins de Virtual Brokers

  • Il n’est possible de négocier que sur les principaux marchés nord-américains seulement.
  • Les comptes enregistrés en dollars américains sont offerts pour 15 $ par trimestre.
  • Certains courtiers en ligne innovent plus rapidement.