Depuis 2016, de nombreuses entreprises québécoises sont obligées de mettre en place un régime volontaire d’épargne-retraite (RVER). Et cela est applicable si elles ne proposaient pas déjà un autre régime à leurs employés. Cette mesure du gouvernement québécois vise à rendre l’épargne-retraite accessible au plus grand nombre. Mais surtout à inciter les travailleurs à préparer leur avenir.

 

Si le RVER a de nombreux points communs avec l’historique REER (régime enregistré d’épargne-retraite collectif), les deux étant offerts par l’employeur, leurs différences peuvent avoir à long terme un impact important sur les finances des salariés. Une réflexion poussée est donc de rigueur quant au choix de son régime !

 

Le RVER pour la simplicité

 

Le RVER comme son nom l’indique, est basé sur le volontariat. Si les employeurs se voient dans [glossary_exclude]l’obligation [/glossary_exclude]de proposer un RVER en cas d’absence de régime et que l’adhésion est automatique, les salariés eux disposent de 60 jours pour s’en retirer de manière temporaire ou définitive. Ce processus a l’avantage d’être plus simple pour les salariés, mais nécessite des démarches administratives plus importantes pour les entreprises.

 

Le taux de cotisation par défaut est de 3 % en 2018 puis de 4 % à partir de 2019 mais peut être augmenté. Les employeurs peuvent également cotiser pour les salariés mais n’en ont pas [glossary_exclude]l’obligation[/glossary_exclude]. L’un des avantages majeurs du RVER est que les cotisations faites par l’employeur ne sont pas soumises aux charges sociales, augmentant ainsi la part revenant au salarié. Les frais de gestion plafonnés à 1,25 % ou de 1,5 % selon l’option de placement. Il est également insaisissable, tout comme le REER, ce qui constitue une sécurité pour sa retraite en cas d’accident de la vie.

 

Le RVER est cependant orienté vers la retraite; les contributions de l’employeur au RVER ne peuvent être retirés qu’après 55 ans, le rendant peu flexible. Les choix d’investissements sont également plus réduits que pour les autres comptes enregistrés.

 

Le REER pour la flexibilité

 

Plus connu chez les ménages et dans les succursales des banques, même s’il connait un déclin important ces dernières années, notamment en raison de la popularité grandissante du CELI, le REER ne s’en avère pas moins intéressant pour certains.

 

Tout d’abord, il n’existe pas de cotisation minimale contrairement au RVER; l’employé est libre de diminuer ou augmenter sa part de contribution. Les entreprises sont également libres de verser des cotisations à leurs salariés. De plus, les investisseurs avertis apprécieront qu’ils peuvent investir dans une grande variété de produits d’investissements via leur REER. Cependant, ce n’est pas le cas avec le RVER.

 

Enfin, les sommes épargnées peuvent être retirées à tout moment, mais sont tout de même soumises à l’impôt.

 

À contribution égale de l’employeur, un employé a probablement avantage à opter pour le REER. En effet, il procure plus de liberté que le RVER. Le seul avantage du RVER est le plafonnement des frais. Ce dernier est surtout avantageux pour les investisseurs qui ne souhaitent pas gérer eux-mêmes leurs placements. Car, de ce fait, ils pourraient se voir proposer des fonds communs de placement avec des frais de gestion supérieurs à 1,5% dans un RVER. 

 

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