Nous avons abordé dans le premier épisode de cette série la philosophie d’investissement de l’investisseur axé sur la croissance Peter Lynch. Aujourd’hui, nous nous attaquons à celle de John Templeton, un autre investisseur de renom. Portrait d’un investisseur axé sur la valeur qui aimait aller à contre-courant.

Une perspective mondiale

John Templeton s’est distingué de ses copains investisseurs de bien des manières. À une époque où la plupart des gestionnaires de fonds américain se limitent à investir en Amérique du Nord, John Templeton recherche les bonnes affaires dans le monde entier. Il déniche sur les marchés étrangers des entreprises sous-évaluées, notamment au Japon et en Corée du Sud. Selon lui, aller au-delà des limites nationales permet de trouver davantage de bonnes affaires, tout en augmentant la diversification de son portefeuille.

Une fortune faite à contre-courant

John Templeton a développé son sens des affaires dès son plus jeune âge. Petit, il admirait les initiatives entrepreneuriales de son père, qui avait de multiples sources de revenus. Dans la région de Winchester, où Templeton a grandi, les exploitations agricoles faisaient parfois faillite. Elles étaient ensuite saisies et vendues aux enchères. Le père de John Templeton suivait attentivement les enchères et, si une ferme n’attirait pas d’acheteur, il faisait une offre et achetait les fermes pour une bouchée de pain.

John Templeton applique les leçons de son enfance aux marchés boursiers : les actifs peuvent être évalués à un bas pris en raison de l’absence d’autres acheteurs et non d’une absence de valeur. Selon lui, pour obtenir de meilleurs rendements que les autres, il faut aller à contre-courant. C’est lorsque le marché est pessimiste et que les économies flanchent que John Templeton achète.

À peine sorties de la grande récession de 1929, les analystes craignent que l’Amérique ne retourne en dépression lorsque Hitler décide d’envahir la Pologne le 1er septembre 1939. C’est à ce même moment que John Templeton décide de construire un portefeuille de 30 000$ en achetant pour 100 dollars d’actions de chaque société qui se négociaient à moins d’un dollar à la Bourse de New York.

Malgré les réserves de son conseiller en placements, Templeton s’obstine, car il estime que dans une économie de guerre, la majorité des entreprises ont des perspectives de croissances. Quelques années plus tard, son portefeuille à enregistrait de belle performance boursière. Il va jusqu’à réaliser 3900% de gains sur l’achat d’actions du Missouri Pacific, une entreprise ferroviaire.

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