L’environnement économique est un élément essentiel à prendre en compte lorsque vous placez votre argent. Cependant, il existe un facteur économique parfois négligé qui, pourtant, a une influence énormes sur vos rendements : l’inflation.

 

Maxime Bernier, actuel chef du parti populaire du Canada est contre l’inflation. Dans le cadre du septième épisode d’Open Wallet, notre émission sur les finances personnelles, il évoque l’impact de cette dernière sur la vie des Canadiens et leurs investissements.

 

Une taxe déguisée

 

C’est la Banque du Canada qui fixe le taux d’inflation. Il s’élève généralement à plus ou moins 2 %. Pour Maxime Bernier, l’inflation est une taxe déguisée. Elle n’est pas saine pour les citoyens, car « avec le même montant d’argent, d’années en années, les individus ne peuvent pas s’offrir la même quantité de biens et services ».

 

L’inflation profite aux personnes endettées. En effet, lorsqu’elles remboursent leurs dettes, elles le font avec de l’argent qui a moins de valeur que l’argent qu’elles ont obtenu au départ. En d’autres termes, ces individus ont fait un emprunt et ont obtenu de l’argent avec un certain pouvoir d’achat. Les années suivantes, ils remboursent leurs dettes avec de l’argent déprécié.

 

Ainsi, la proposition de Maxime Bernier est de fixer une inflation à taux 0 %. Cette mesure permettrait aux Canadiens de conserver leur pouvoir d’achat années après années et de mieux gérer leurs finances personnelles. Mais, alors, si l’inflation n’est pas saine pour les citoyens, pourquoi le gouvernement vise une inflation de 2 % avec la Banque du Canada ?

 

Toujours selon Maxime Bernier, l’État est endetté et, pour éponger sa dette, il emprunte donc beaucoup d’argent. « Plus l’inflation est élevée, plus la dette du gouvernement perd de sa valeur, explique Maxime Bernier. De plus, plus les prix augmentent, plus les revenus de l’État augmentent.»

 

Épargne et inflation

 

Bien entendu, l’inflation a un impact négatif sur votre épargne.

 

Prenons un exemple. Tout d’abord, admettons que vous placez 3000 $ chaque année pendant 10 ans, dans un compte au taux d’intérêt de 3 %.

 

Durant cette période, vous accumulerez 34 457,59 $.

 

Par contre, si l’inflation durant la même période s’est élevé à 2%, votre épargne ne s’élève qu’à 31 393,18 $ en terme de pouvoir d’achat. 

 

S’il n’y avait pas eu d’inflation durant la période, vos intérêts de 3% aurait accru votre pouvoir d’achat de pas moins de 4 457,59 $, contre seulement 1 393,18% dans le scénario avec une inflation de 2%. 

 

L’inflation : un moteur pour l’investissement ?

 

Ainsi, plus l’inflation est élevée, plus il semble que vous ayez intérêt à investir votre argent plutôt que de le laisser dévaluer dans un compte. Mais la réciproque est-elle vraie ? 

 

«Lorsqu’on n’a pas d’inflation, c’est équitable, ça encourage à l’épargne et à l’investissement», tout dépend de votre profil investisseur, explique Maxime Bernier.

 

Finalement, lorsqu’il n’y a pas d’inflation vous avez le choix d’investir ou non, car votre argent ne perd pas de valeur avec le temps. 

Ce qui est certain, par contre, c’est qu’une faible inflation récompense l’épargne et qu’un taux d’inflation élevé récompense l’endettement. 

 

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