Dans cette série d’articles, le planificateur financier indépendant Clément Hudon répond aux questions des lecteurs de Hardbacon (écrivez-lui à planification@dev.hardbacon.ca si vous avez des questions). Dans le texte qui suit, il répond à un lecteur s’interroge sur les avantages et les aspects fiscaux d’un compte d’épargne libre d’impôt (CELI) ouvert auprès d’un courtier en ligne, lorsque l’on transige des actions.

Le compte CELI peut être utilisé pour investir dans des actions, mais il faut éviter de faire trop de transactions. En effet, quelques recherches sur internet démontreront rapidement que Revenu Canada a placé le CELI sous surveillance et que certains spéculateurs boursiers ont eu de très mauvaises surprises au cours des dernières années.

Malgré cela, l’utilisation du CELI demeure une très belle façon d’investir, pourvu que l’on respecte certaines règles, puisqu’avec un compte régulier, votre profit est imposé et vos pertes sont déductibles alors que pour le CELI, ce n’est pas le cas. En effet, avec le CELI, vous conserverez votre rendement en entier.

Comment cela fonctionne?

Prenons l’exemple fictif de Ludovic. Puisqu’il était âgé de plus de 18 ans en 2009, ses droits de cotisations à un CELI sont de 57 500$ pour 2018.

Ludovic ouvre un compte CELI auprès d’un courtier en ligne et y dépose 5 000$ pour investir dans des actions, après quoi son solde de droits de cotisations au CELI passe à 52 500$ (57 500$ – 5 000$ = 52 500$).

Six mois après avoir acheté des actions via son compte CELI, il les vend pour la somme de 7 500$. Ce gain de 2 500$ n’est pas imposable grâce aux propriétés fiscales de CELI.

Même s’il transfère 4 000$ dans son compte chèque, il ne paiera pas un cent d’impôt sur son gain de 2 500$.

Par contre, en retirant 4 000$ de son CELI, Ludovic perdrait l’opportunité d’utiliser l’entièreté de ses droits de cotisation durant l’année en cours. Ses droits de cotisations CELI resteraient inchangés à 52 500$ jusqu’au 31 décembre 2018.

Au 1er janvier 2019, il récupérerait son droit de cotisation de 4 000$, auquel on ajouterait la cotisation CELI permise pour 2019, soit 5 500$, pour un total de 62 000$ (57 500$ – 5 000$ + 4 000$ + 5 500$ = 62 000$).

Il est donc important de respecter vos cotisations au CELI. Si vous ne savez plus à combien s’élève vos droits de cotisation, sachez que Revenu Canada peut vous confirmer votre solde à tout moment.

Concrètement, cela veut dire que si vous investissez 57 500$ en 2018 dans un compte CELI et que votre achat d’actions devient «miraculeusement» 1 057 500$ en 2028, dix ans plus tard, vous pourrez retirer le tout sans payer d’impôts.

Cela veut aussi dire que le 1er janvier de l’année suivant le retrait, donc, en 2029, vous venez d’augmenter votre plafond CELI de 1 000 000$. Votre cotisation maximale sera alors d’un million, + 57 500$ + l’augmentation de la cotisation entre 2019 et 2029.

Cette façon d’augmenter ses droits de cotisations CELI est actuellement permise, mais pourrait changer comme l’ont appris les mêmes spéculateurs boursiers mentionnés en début d’article.

La morale de l’histoire? On peut sortir sans limites du CELI et sans impacts fiscaux, mais, lorsque vient le temps de cotiser, prenez le temps de vérifier votre montant maximal permis par Revenu Canada.

Ça vous dirait d'épargner des centaines de dollars en frais de transaction?

Trouvez le meilleur courtier en ligne en fonction de vos besoins


Trouver le meilleur courtier