Lorsqu’on veut investir dans un domaine comme le vin, il vaut mieux se tourner vers les bonnes personnes. J’ai eu la chance d’interroger Marie-Christine Fortin, évaluatrice en contenus résidentiels et présidente de Evolia Transition, sur l’investissement à saveur oenologique.

 

Ses connaissances sont vastes sur le sujet de la revente de biens. Au quotidien, elle évalue: voitures, bijoux, collections de tableaux, etc. Et parfois des collections de vin !

 

Un investissement qui se démocratise

 

 

Selon Marie-Christine Fortin, l’investissement dans le vin tend à se démocratiser au Québec. Elle travaille notamment avec des firmes d’investissements qui souhaitent proposer une diversification dans le portefeuille d’investissement de leurs clients. 

 

Par conséquent, lorsqu’elle trouve une collection de bouteilles intéressante, elle contact ces firmes. Elle nous confie qu’elle s’entoure d’un spécialiste du vin, Laurent Berniard, spécialisé dans l’achat et la revente de vin, afin d’estimer le potentiel de revente de certains vins.

 

L’avis d’une professionnelle

 

 

Cependant, ce n’est pas parce qu’un domaine d’investissement se démocratise qu’il est bon d’y investir. En effet, les variations du marché sont tellement difficiles à prévoir, que ce soit dans le vin ou l’art en général, qu’il est impossible d’y investir avec la certitude d’en tirer un bénéfice. Bien entendu, investir dans le vin est plus risqué que d’investir en bourse dans un producteur de vin via un compte REER ou CELI.

 

En réalité, tout est une question de mode, d’intérêt et de tendances. C’est pour cela que le marché est très volatile. En effet, certaines bouteilles ayant une valeur aujourd’hui peuvent perdre de la valeur en quelques mois à peine.

 

Trois astuces pour se lancer

 

1. Se renseigner

 

Selon Marie-Christine Fortin, il est essentiel d’étudier le marché, les tendances, lire les bonnes revues. Pour investir dans le vin, il faut être renseigné.

 

«Souvent, les [investisseurs] plus inexperimentés vont vers des grands noms du vin comme Château Pétrus et n’iront pas vers d’autres vins», explique Marie-Christine Fortin.

 

Or, il est préférable d’explorer d’autres possibilités. Interrogez vous, par exemple, sur les facteurs qui font gagner ou perdre de la valeur. Cherchez de l’information chez des influenceurs comme Robert Parker, parlez-en, sortez, faites vous des contacts dans ce domaine, afin de vous faire connaître et rencontrer des acheteurs potentiels.

 

Ainsi, plus vous avez d’informations, meilleures sont vos chances de faire des investissements dans le vin judicieux. 

 

2. Mesurer

 

«Dans le domaine de l’immobilier, c’est l’emplacement qui fait la valeur; avec les objets de luxe, c’est la rareté», continue Marie-Christine Fortin.

 

Vous devez mesurer l’intérêt que les bouteilles suscitent aujourd’hui ou celui qu’elles peuvent susciter demain. Est-ce le bon moment pour les acheter ? Prendront-elles de la valeur ? Seule une recherche approfondie du marché pourra vous aider dans l’évaluation du vin. Vous pouvez aussi vous entourer de professionnels afin qu’ils vous orientent sur tel ou tel investissement.

3. Vérifier

 

Il est essentiel, et surtout en matière de vin, de s’assurer de sa provenance. Posez-vous des questions sur la conservation des bouteilles que vous achetez. Le vin est fragile et peut se détériorer facilement. «J’ai déjà fait une maison où il y avait environ 30 bouteilles de vin pour une valeur de 30 000 $, explique Marie-Christine Fortin. Malheureusement, ces bouteilles étaient conservées depuis des années dans une pièce chauffée à 20°c. L’ensemble des bouteilles étaient donc invendables.»

 

L’investissement dans le vin, une pratique accessible ?

 

 

La plus grande difficulté est d’avoir accès aux bouteilles intéressantes. En effet, elles sont généralement mises aux enchères publiques, où il y a beaucoup de compétition et où les prix grimpent vite.

 

Il faut aussi avoir du temps et de l’argent à consacrer à ce type d’investissements. Il faut prendre le temps de développer des connaissances en matière d’œnologie et de se déplacer pour vérifier les conditions de conservation des bouteilles.

 

De plus, il ne faut pas oublier le monopole de l’État sur l’achat et la revente d’alcool au Québec. Ce dernier pourrait bien limiter vos gains potentiels. En effet, lors d’une transaction entre deux particulier, la SAQ prélève une taxe de vente de 15% ainsi qu’une taxe spécifique de 1,12$ par litre. Ainsi, soyez vigilants lors de la revente de vos bouteilles et prenez en compte cette taxe en calculant vos rendements potentiels.

 

Enfin, si vous souhaitez en apprendre plus sur le marché québécois du vin, sur les nouveaux arrivages limités de la SAQ et échanger avec des passionnés et des collectionneurs, nous vous conseillons le blogue québécois Fou du vin.

 

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