10 termes à savoir avant de commencer à investir en Bourse au Canada

Par Julien Brault | Publié le 06 déc. 2023

Feuille d'érable surplombant des pièces de monnaie, représentant les marchés financiers canadiens

    L’investissement en bourse peut sembler intimidant pour les débutants, surtout face à la complexité du jargon financier. Cependant, avec un peu de connaissances et l’aide d’un courtier en ligne, vous pouvez facilement naviguer dans cet univers passionnant. Voici dix termes clés à maîtriser avant de plonger dans le monde de la bourse canadienne.

    1. Conseil d’administration

    Le conseil d’administration joue un rôle crucial en tant qu’organe de gouvernance suprême d’une société cotée en bourse au Canada. Ses responsabilités s’étendent bien au-delà de la simple surveillance de la gestion de l’entreprise ; il défend activement les intérêts des actionnaires en prenant des décisions stratégiques clés. Parmi ses fonctions les plus importantes figure l’embauche du PDG et la détermination de sa rémunération. Le conseil est également impliqué dans des décisions stratégiques majeures telles que les acquisitions et les fusions.

    2. Banque du Canada

    La Banque du Canada, banque centrale du pays, joue un rôle clé dans l’économie canadienne. Elle contrôle la politique monétaire et émet la monnaie nationale. Ses décisions, en particulier sur les taux d’intérêt, ont un impact significatif sur les marchés financiers. Les taux influencent le coût du crédit et la croissance économique, affectant ainsi les bénéfices des entreprises et la valeur des actions. Les changements de taux peuvent aussi impacter la valeur du dollar canadien, influençant les sociétés avec des opérations internationales. Ainsi, les investisseurs boursiers doivent être attentifs aux décisions de la Banque du Canada, car elles peuvent affecter directement la performance des marchés boursiers.

    3. Capitalisation boursière

    La capitalisation boursière représente la valeur totale des actions d’une entreprise sur le marché. Calculée en multipliant le nombre d’actions par leur prix actuel, elle aide les investisseurs à évaluer la taille et la stabilité d’une entreprise par rapport à ses pairs.

    4. Effet de levier

    L’effet de levier est une technique permettant d’augmenter le potentiel de gain (ou de perte) d’un investissement en utilisant des fonds empruntés. Pour utiliser l’effet de levier en tant qu’investisseur boursier, il est nécessaire d’ouvrir un compte sur marge, qui diffère des comptes ordinaires par sa capacité à emprunter de l’argent pour investir. Il est important de noter que les comptes sur marge ne peuvent pas être des comptes enregistrés tels que les REER, CELI ou CELIAPP. Bien que l’effet de levier puisse amplifier les rendements, il augmente également les risques associés à l’investissement, ce qui en fait une stratégie à utiliser avec une grande prudence et une compréhension approfondie des risques impliqués.

    5. Vente à découvert

    La vente à découvert implique l’emprunt et la vente d’actions dans l’espoir de les racheter à un prix inférieur. Les investisseurs qui pratiquent cette technique parient sur la baisse du prix des actions, ce qui peut s’avérer risqué mais potentiellement profitable.

    6. Spéculation sur séance

    La spéculation sur séance, communément appelée day trading, implique l’achat et la vente d’actions sur de très courtes périodes, souvent dans la même journée. Cette méthode cherche à profiter de petites variations de prix. Cependant, il est important pour l’investisseur individuel de comprendre que réussir tirer un profit de la spéculation sur séance est de plus en plus difficile. En effet, les marchés financiers sont désormais dominés par des algorithmes de trading haute fréquence (HFT), qui peuvent exécuter des opérations en fractions de seconde, ce qui leur donne un avantage difficilement surmontable par rapport aux humains s’adonnant à la spéculation sur séance.

    7. Option

    Une option est un contrat financier qui confère à l’acheteur le droit, mais non l’obligation, d’acheter ou de vendre un actif sous-jacent, comme des actions, à un prix déterminé avant ou à une date spécifique. Ce type de contrat est fréquemment utilisé par les investisseurs pour spéculer sur les mouvements futurs des prix des actifs ou pour se protéger contre les fluctuations potentielles, une stratégie connue sous le nom de couverture. Pour négocier des options, il est essentiel d’avoir un compte sur marge. Il est crucial de comprendre que le trading d’options est complexe et présente des risques significatifs, notamment la possibilité de perdre plus que l’investissement initial.

    8. TSX 60

    Le TSX 60 est un indice boursier représentant les 60 plus grandes entreprises cotées à la Bourse de Toronto (TSX). Suivre cet indice permet de comprendre les tendances générales du marché boursier canadien et d’évaluer la performance des grandes entreprises.

    9. Fractionnement

    Le fractionnement d’actions est un processus par lequel une entreprise augmente le nombre de ses actions en circulation en divisant chaque action existante. Cela rend les actions plus abordables pour les petits investisseurs tout en conservant la même capitalisation boursière globale.

    10. Date ex-dividende

    La date ex-dividende est le jour à partir duquel l’achat d’actions ne donne plus droit au prochain dividende. Comprendre ce terme est essentiel pour les investisseurs qui recherchent des revenus réguliers sous forme de dividendes.

    Julien a co-fondé Hardbacon pour aider les Canadiens à prendre de meilleures décisions en matière d’investissement. Depuis, il a levé plus de trois millions de dollars et conclu des partenariats stratégiques avec des institutions financières de partout au pays. Avant de lancer Hardbacon, Julien a partagé sa passion pour les finances personnelles et la Bourse en tant que journaliste économique pour Les Affaires. Il a aussi passé le Cours sur le commerce des valeurs mobilières au Canada (CCVM) et, au fil des ans, a collaboré à différents médias incluant Radio-Canada, LCN et Urbania.