Imaginons qu’une fée vous rend visite et, à l’aide de sa baguette magique, augmente vos actifs jusqu’à ce qu’ils atteignent une somme considérable. Peu importe dans quelles proportions, la chance et le travail acharné vous mèneront à l’indépendance financière, si tel est votre désir! Mais sûrement plus le travail acharné. Ne prêchons pas par excès de confiance.

Comment serez-vous sûr de ne pas manquer de fonds avant la fin de vos jours? Le calcul de votre FIRE number et la règle du 4% sont des règles du pouce pour vous aider à fixer votre chiffre magique et estimer vos retraits annuels.

 

Qu’est-ce que la règle du 4%?

Dans les années 1990, à la Trinity University, des chercheurs en administration ont réalisé une étude pour déterminer les taux de retrait sécuritaires de divers portefeuilles de retraite contenant des actions. Leur étude a été mise à jour en 2011, avec des données allant de 1926 à 2009. Les adeptes du mouvement FIRE utilisent souvent une de ses conclusions principales pour guider leurs retraits, une fois leur FIRE number atteint.

La règle des 4% est utilisée pour prévoir leurs dépenses de retraite. Il s’agit de retirer 4% du total de vos investissements au cours de votre première année de retraite. Ensuite, le montant peut être ajusté en tenant compte de l’inflation au fil des ans.

Les auteurs de l’étude originale ont testé un certain nombre de combinaisons d’actions et d’obligations pour déterminer ce qu’il advient d’un portefeuille donné à travers le temps. C’est sur cette base qu’ils ont déterminé qu’il était extrêmement peu probable qu’un taux de retrait de 4% épuise un portefeuille composé d’actions et d’obligations. Certains portefeuilles peuvent permettre des retraits plus élevés. Par exemple, l’étude montre qu’un taux de retrait de 7% d’un portefeuille composé de 75% d’actions et de 25% d’obligations peut probablement financer une retraite de 30 ans.

Mais si ces études font des projections sur 30 ans, comment l’appliquer à une retraite précoce, d’une durée potentielle de 50 ou 60 ans? Plus la retraite est longue, plus on risque de faire face à des événements imprévisibles et d’épuiser nos réserves. Ce n’est donc probablement pas une bonne idée d’y aller avec le 7%. Quelqu’un de prudent pourrait viser un taux de retrait de 3% et au besoin, laisser l’excédent à son OSBL favori (ou à son frère).

 

 

Est-ce que la règle du 4% fait l’unanimité?

Non, pas vraiment. Puisque c’est une règle du pouce, elle serait trop générale pour être appliquée à tout le monde, en tout temps. Les conseillers financiers vont plutôt favoriser une évaluation de la situation spécifique du client et apporter des ajustements à leur stratégie de décaissement au fil du temps. Makes sense!

 

 

Et si on manque d’argent après 10 ans de retraite?

Suivre la règle du 4% les yeux fermés? Probablement une mauvaise idée. Les tableaux des chercheurs de Trinity devraient vous aider à vous situer plus précisément, selon la composition de votre portefeuille. Dans tous les cas, votre retraite durera peut-être plus de 30 ans. Et on ne sera jamais 100% sûr que le passé est garant du futur. 

Le retrait de 4% est destiné à couvrir toutes vos dépenses annuelles. Ce montant ne tient pas compte des crédits gouvernementaux que vous pourriez toucher. Ceux-ci pourraient être très utiles pour aider un jeune retraité à traverser une période de turbulences. 

Toutefois, pour éviter de manquer d’argent, mieux vaut ne pas trop se fier aux gouvernements et voir leurs crédits et programmes comme des bonus. Plusieurs mécanismes simples peuvent être mis en place par les jeunes retraités, comme maintenir une part substantielle de leur portefeuille en liquidités. Celles-ci ne feront pas croître leur actif, mais elles ne seront pas en jeu si les marchés plantent, qu’ils soient boursiers ou immobiliers. Un compte d’épargne à taux d’intérêt élevé bien garni est une avenue à envisager. Si vous voulez aller plus loin, pourquoi ne pas investir une somme dans des titres liquides ou facilement convertibles en liquidités?

Si vous manquiez d’argent, pourriez-vous retourner travailler? Êtes-vous spécialisé dans un domaine qui requiert une mise à jour de la formation ou des examens à passer? Si oui, vous ne pourrez peut-être pas recommencer à travailler du jour au lendemain sans traverser quelques embûches, mais cela signifie probablement aussi que les salaires sont intéressants. 

Avez-vous d’autres talents que vous pourriez exploiter? Seriez-vous éligible à certains programmes de formation? Avez-vous des proches sur qui compter? Les réponses à ces questions peuvent vous aider à établir un plan B, C et D. Elles ne suffiront peut-être pas à rassurer les natures inquiètes. Pourquoi alors ne pas surfer sur les multiples variations du mouvement FIRE et travailler à contrats ou à temps partiel?


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