Allant dans le monde entier, FIRE Financial Independance Retire Early répand la bonne nouvelle financière : l’indépendance est accessible. De plus en plus présentes dans les grands médias, les figures de proue du mouvement se font aussi connaître à travers leurs blogues, podcasts et livres. Un nombre grandissant d’investisseurs sont séduits par l’idée. J’ai discuté avec Simon (un pseudonyme), jeune trentenaire, qui a découvert le mouvement il y a cinq ans.

Une inclination naturelle, nourrie aux patates!

De son propre aveu, Simon est de nature frugale. Ainsi, il épargnait une partie de ses revenus depuis qu’il avait commencé à travailler. Il possédait des REER avec son employeur et accumulait des actifs bien avant de prendre connaissance du mouvement FIRE.

En 2016, il tombe par hasard sur un article de journal à propos de Mr Money Mustache, un Canadien connu pour avoir pris sa retraite à 30 ans. Ce qui y était raconté l’a tout de suite interpellé, parce que cela correspondait bien à sa nature. « Je suis allé voir le blogue et j’en ai fait le tour assez rapidement. Avant un achat, je prends le temps de réfléchir mes besoins et j’essaie de favoriser les options de seconde main, dans le but de ne pas gaspiller, tant sur le plan financier qu’environnemental. Ce n’était donc pas quelque chose de radicalement différent de mon style de vie d’avant. »

Qu’est-ce que FIRE a changé pour lui? « Ça m’a donné un objectif plus précis à long terme. Je ne savais pas que prendre ma retraite de manière vraiment précoce était possible, accessible. Les idées que Mr Money Mustache présentait s’alignaient bien avec la direction que je voulais prendre dans la vie. »

Objectifs-financier-methode-fire indépendance financière

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N’ayant ni amis ni famille qui mettent en application ce même genre de stratégie, Simon continue de s’informer dans des livres, sur des blogues et en écoutant des podcasts sur le sujet. Son préféré? Canadian Couch Potato, un site canadien qui se présente comme un guide des méthodes de placements indiciels, permettant à quiconque de se constituer un portefeuille de FNB indiciels à partir d’un compte de courtage en ligne. C’est grâce à ce site qu’il commence à bâtir son portefeuille. Prenant conscience que son argent dort, en bonne partie, dans des comptes d’épargne, il change son fusil d’épaule et se dirige vers l’indépendance financière.

Une stratégie basée sur les fonds indiciels, peaufinée avec des critères ESG

Les connaissances qu’il accumule rapidement l’incitent à se tourner vers les fonds indiciels. Avec une bonne diversification, du choix selon sa tolérance au risque, peu de frais et une maintenance minimale, ceux-ci semblent idéaux. Il s’agit de fonds de placement à gestion passive (automatisés) qui cherchent à reproduire le rendement d’un indice boursier, comme le S&P 500. « Il n’y a pas le côté gambling! Au lieu de parier sur un cheval, tu mets un peu d’agents sur tout, et ça suit l’ensemble des chevaux. »

Simon fait un suivi de l’évolution de ses actifs, mais évite de se mettre de la pression avec des objectifs annuels chiffrés. « Chaque année, je remplis REER et CELI. Ensuite, les comptes non enregistrés sont sujets à l’impôt, donc il faut réfléchir. Est-ce que je mets plus d’argent sur mon hypothèque? Avec les taux d’intérêt actuels, je ne suis pas trop incité à rembourser ça rapidement. » Il tempère ses ambitions financières pour mieux tenir compte de sa qualité de vie dans son ensemble : « Je pourrais être plus agressif dans le FIRE, en changeant d’industrie ou en déménageant. Mais j’essaie de favoriser mon épanouissement au quotidien et au travail. »

Dernièrement, Simon commence à sélectionner des placements soumis à certains critères ESG, c’est-à-dire qui prennent en compte les aspects environnementaux, sociaux et de bonne gouvernance des entreprises. « Chaque fonds a un peu sa propre définition et ça peut être dur de trouver ce qui correspond à mes valeurs. La partie canadienne de mes placements me pose un peu problème, avec des industries polluantes qui prennent beaucoup de place. Je continue de chercher. J’essaie peu à peu de m’améliorer sur les critères ESG dans mes choix d’investissements. »

Pile of money accumuler argent objectif

Indépendance financière

Un regret? « Pas tellement! Mais j’aurais aimé découvrir FIRE plus tôt. Je ne suis pas sûr que j’aurais acheté mon condo tôt dans ma vie d’adulte. En termes de diversification et de risque, ça fait beaucoup d’argent dans un seul secteur, un seul pays, une seule ville très définie. Mais quand je regarde le marché locatif actuellement, je suis assez content de ne pas avoir à chercher un appartement aussi! »

Cesser de travailler, pour être libre d’entreprendre de nouveaux projets

Pour Simon, séduit par la liberté que procure l’indépendance financière, pouvoir se concentrer sur des activités sans avoir à penser au côté lucratif est une chance inouïe. « Une fois indépendant, je considérerais faire le même type de travail que je fais présentement pour mon employeur, mais à mon compte. Ça pourrait être du bénévolat aussi. Je n’ai pas de plan précis. »

Celui qui dit adorer son travail ne se fixe pas de date de retraite. « Tant que mon travail me plait et que je ne suis pas lassé, je garde la retraite pour plus tard. Dans cinq à dix ans, approximativement, je devrais y penser plus sérieusement. » C’est aussi pour cette raison que même s’il effectue un suivi de ses dépenses et ses actifs, il ne fait pas de projections à l’aide de la règle du 4% et de son FIRE number. Même en atteignant ce nombre magique, c’est possible qu’il travaille encore quelque temps. 

Pour Simon, l’indépendance financière ne signifie pas nécessairement arrêter de travailler. Il poursuivra probablement certaines activités rémunérées. En ayant le choix de le faire, ça change la perspective!

 

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