Si vous faites partie des dizaines de milliers de Québécois qui vont déménager en 2017, il est fort à parier que vous êtes déjà dans les boîtes. En effet, un nombre ridicule de Québécois continuent de déménager le 1er juillet, une situation qui fait bien entendu monter les prix de location des camions et des compagnies de déménagement.

 

Malgré tout, ce n’est pas une raison pour faire dépenser vos économies ou, pire encore, puiser dans vos REER ou votre CELI pour financer votre déménagement. En fait, si vous êtes malins, c’est tout à fait possible de déménager sans perdre sa chemise. Voici donc huit stratégies qui vous permettront de garder votre bacon dans vos poches lors de votre déménagement.

 

1. Assurez-vous de ne pas payer un loyer gonflé 

Le loyer (ou l’hypothèque) est beaucoup de ménages la dépense la plus importante. C’est donc important de s’assurer de la garder sous contrôle. Si vous êtes locataire au Québec, sachez que la Régie du logement permet une augmentation moyenne des loyers de 0,6% pour les appartements non chauffés. Si l’augmentation du loyer par rapport à ce que payait le locataire précédent est supérieure, vous pourriez avoir des recours.

 

Sur le bail que vous avez signé, vous devriez trouver (dans la section G) le prix que payait le locataire précédent. Vous avez 10 jours après la signature du bail pour aller devant la Régie pour contester l’augmentation de loyer. Si le bail que vous avez signé ne dévoilait pas cette information, ou s’il s’avérait que le prix du loyer affiché dans cette section était mensonger, vous avez deux mois pour vous manifester auprès de la Régie du loyer.

 

Même si tout semble conforme, ça peut être payant de vous assurer que le loyer du locataire précédent affiché dans votre bail n’est pas mensonger. Vous pourriez contacter le locataire actuel directement (après tout, vous connaissez son adresse), ou vous pourriez vérifier sur le site monloyer.quebec, où de nombreux locataires québécois partagent quels le prix qu’ils payent pour leur appartement.

 

2. Trouvez le meilleur taux hypothécaire possible

J’imagine que si vous déménagez cet été dans un condo ou une maison, vous avez déjà contracté une hypothèque. Cela dit, inutile de vous dire que contracter une hypothèque n’est pas une mince affaire. Si votre hypothèque est de 300 000$, attendez-vous à payer 103 169,61$ en intérêts au courant des 25 prochaines années avec un taux de 2,5%. C’est énorme, surtout que c’est de l’argent que vous devrez gagner à la sueur de votre front et remettre à votre banque.

 

Je n’entrerai pas dans le débat visant à déterminer si c’est mieux d’être locataire que propriétaire ici (posez-vous la question), mais je vous recommande toutefois de prendre le temps de trouver le meilleur taux hypothécaire possible. Pour reprendre l’exemple ci-dessus, si vous parvenez à obtenir un taux de 2,4% plutôt que 2,5%, vous économiserez environ 4500$ en 25 ans. C’est le prix d’un voyage pour deux à Hawaï et, si vous aviez investi ces intérêts supplémentaires en Bourse durant 25 ans, on parle plutôt du prix d’une voiture neuve bas de gamme. Pour mieux comprendre l’impact du taux d’intérêt que vous parviendrez à négocier, je vous invite à utiliser la petite calculatrice hypothécaire de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).

 

Avant de signer votre contrat d’hypothèque, faites donc vos recherches et n’hésitez pas à demander à votre banque si elle peut faire mieux que le meilleur prix que vous avez trouvé. Pour commencer, je vous propose de consulter le comparateur de taux hypothécaires de Hardbacon. Mais ne vous en tenez pas à une seule source d’information. Allez voir les sites Internet des courtiers hypothécaires et des banques, et n’hésitez pas à vous salir les mains et à les appeler. L’important est de ne pas succomber à la vente à pression de qui que ce soit dans ce processus, bref, de ne pas signer un contrat hypothécaire avant d’avoir la conviction d’avoir obtenu le meilleur «deal» possible.

 

3. Magasinez vos déménageurs

La dépense la plus évidente liée au déménagement est bien entendu le prix facturé par la compagnie de déménagement avec laquelle vous faites affaire. Les prix fluctuent énormément entre les différents fournisseurs. Si vous avez un piano à queue de 15 000$ et des vases chinois datant de la dynastie Yuan, faire affaire avec une compagnie établie, qui emploie des déménageurs professionnels et dispose d’une couverture d’assurance, est probablement une bonne idée.

 

Par contre, si vos possessions matérielles n’ont pas une grande valeur, vous pourriez économiser beaucoup d’argent en magasinant sur Kijiji, où on peut facilement retenir les services de deux gars avec un camion pour 60$ de l’heure. C’est que je fais chaque fois que je déménage, et je n’ai jamais eu de mauvaise expérience, mais il y a toujours un risque. Ces «fournisseurs» ne sont souvent pas même incorporés, et vous ne savez pas à qui vous avez affaire. Vous pourriez aussi comparer les prix de différentes compagnies en passant par ce site Web comme Soumissions Déménageurs ou ClicSoumission

4. Entreposez vos choses sans défoncer votre budget

Si vous n’avez plus de places pour votre trampoline dans votre nouvel appartement, vous devriez probablement la vendre ou la donner plutôt que de l’entreposer. En effet, le coût d’entreposage finira rapidement par rejoindre et même dépasser celui de racheter ce que vous avez entreposé à un moment ultérieur. Mais si vous tenez vraiment à entreposer des trucs, il y a une alternative aux complexes de mini-entrepôts. Une start-up du nom de Sharebee, qui se présente comme l’Airbnb de l’entreposage, vous permet d’entreposer vos trucs chez quelqu’un qui a de l’espace en trop, à un prix souvent inférieur à un mini-entrepôt.

 

5. Débarrassez-vous de vos objets encombrants sans payer le gros prix

Si vous devez vous débarrasser de vos vieux électroménagers ou d’autres trucs trop gros pour le camion à ordures, sachez que vous pourriez vous en sortir sans payer un cent. Avant toute chose, vérifiez auprès de votre ville pour connaître sa politique de ramassage des objets encombrants. À Montréal, par exemple, plusieurs arrondissements font de telles collectes. Si ça ne fonctionne pas, sachez qu’il existe une alternative aux entreprises traditionnelles de ramassage comme 1-800-GOT-JUNK. Une start-up québécoise du nom de Grabville se présente comme l’Uber du ramassage et, bien que je ne l’ai pas testé, cette manière de fonctionner leur permet sans doute de réduire les prix.

 

6. Trouvez le meilleur forfait Internet sur le marché

Puisque vous devrez de toute manière attendre entre 6h du matin et minuit l’installateur de fibre optique/de câble dans votre nouvel appartement, changer de fournisseur de télécommunication ne sera pas plus pénible. De plus, il se peut votre fournisseur actuel ne puisse pas continuer à vous offrir le même service dans le quartier ou la ville où se trouve votre nouvelle demeure. Dans tous les cas, vous avez tout avantage à magasiner votre forfait de télécommunication. Depuis peu, nos amis de PlanHub, qui sont surtout connus pour la comparaison des forfaits de téléphonie cellulaire, comparent les forfaits d’Internet résidentiel. C’est un bon endroit pour commencer à magasiner, mais si vous combinez plusieurs services (téléphonie, télé, Internet, etc.), ça peut valoir la peine de vérifier les promotions affichées sur les sites Web des principaux joueurs comme Vidéotron, Bell, Cogeco et les autres.

 

Une fois votre magasinage complété, rien ne vous empêche d’appeler votre fournisseur actuel pour tenter d’obtenir un prix encore meilleur. En appelant votre fournisseur actuel pour les informer de votre intention de le quitter, on vous transférera à un «agent de rétention de la clientèle», et vous pouvez carrément lui dire quel prix vous convaincra de rester client chez votre fournisseur actuel.

 

7. Évitez de payer pour faire vos changements d’adresse

Si vous êtes désorganisé, vous allez faire vos changements d’adresse à la dernière minute ou, pire, après avoir déménagé. Et vous allez probablement décider de payé la «taxe» que Postes Canada impose aux gens désorganisés (confession : j’ai déjà payé pour ce service), soit un service de réacheminement ce courrier qui revient à 83,15 $ pour douze mois ou 54,25 $ pour quatre mois. Cette taxe à la désorganisation est aujourd’hui super facile à éviter.

 

Grâce à une start-up baptisée Moving Waldo, vous pouvez faire vos changements d’adresse d’un seul coup auprès d’un très grand nombre d’entreprises québécoises, et ce, tout à fait gratuitement. Ensuite, vous pouvez faire votre changement d’adresse auprès des différentes instances du gouvernement du Québec, incluant la Régie de l’assurance maladie, à partir d’un formulaire en ligne centralisé.

 

8. Magasinez votre assurance habitation

Si vous emménagez dans un condo, il se peut qu’on exige que vous ayez une assurance habitation. Même si vos meubles ne valent pas la peine d’être assurés, une assurance habitation pourrait vous protéger dans l’éventualité où vous causiez un dégât d’eau, par exemple. Plutôt que de vous en remettre au premier conseiller venu, vous devriez faire vos devoirs pour obtenir la police qui vous convient le mieux au plus bas prix possible. Hardbacon n’ayant pas développé de comparateur de polices d’assurance, commencez par soumettre vos informations à des sites de comparaison comme Clic Assure et Kanetix.

 

Par contre, ne vous limitez pas à ces sites, puisqu’ils ne comparent pas toutes les offres d’assurances sur le marché. Vous devriez aussi (entre autres) aller voir du côté des compagnies d’assurances vendant des polices sans passer par des courtiers, telles que Belair Direct, Desjardins, Aviva Canada et Sonnet. Pour ceux qui ne connaissent pas Sonnet, notez qu’il s’agit d’un nouveau venu dans le créneau de la distribution directe, qui mise beaucoup sur le Web pour vendre ses polices d’assurance.