Les fonds négociés en bourse (FNB) sont la nouvelle coqueluche des investisseurs autonomes. Bien qu’ils soient apparus il y a plusieurs années, la démocratisation du courtage direct a facilité l’achat de parts de FNB. Leur nombre ne cesse de croître. Comme bien des gens, vous vous demandez probablement s’il ne s’agit là que d’un effet de mode? Les FNB sont-ils réellement avantageux? Quelles sont leurs limites? Comment vous en procurer, concrètement? Parmi tous les produits disponibles, comment faire un bon choix? Ce guide regroupe toutes les informations essentielles que vous devez connaître pour bien saisir la nature des FNB et vous lancer dans le marché.

Qu’est-ce qu’un FNB?

 

Les fonds négociés en bourse (FNB) ont le vent dans les voiles. Ils sont parmi les produits de placement connaissant la plus forte croissance dans le monde. Pour les 942 fonds au Canada, une augmentation de 36,2% en un an, on compte 319,6 milliards d’actifs sous gestion. Ces données proviennent de l’Association canadienne du FNB (ACFNB). Pourquoi? La possibilité de gérer un produit simple de manière autonome fait certainement partie des raisons qui poussent de nombreux investisseurs à s’y intéresser. Solution alternative aux fonds communs de placement, qu’on se procure traditionnellement auprès d’un conseiller financier, les FNB sont souvent conçus pour assurer la diversification de votre portefeuille tout en respectant votre profil d’investisseur et ce, à peu de frais.

Un FNB est un panier de titres réunis en un seul fonds. Tout comme les actions de compagnies cotées en bourse, les FNB sont achetés et vendus sur le marché. Plusieurs visent à reproduire un indice particulier (comme le S&P 500) ou un certain secteur du marché, comme les technologies. C’est donc un produit qui offre beaucoup de souplesse et qui fournit un rendement similaire à celui de l’indice de référence. En tant qu’investisseurs, les FNB vous permettent de vous exposer à des secteurs recherchés et d’obtenir la diversification que vous souhaitez au sein de votre portefeuille. Précisons quatre avantages des FNB pour les investisseurs.

Diversification

 

La valeur des titres individuels, c’est-à-dire les actions que vous achetez d’une compagnie donnée, peut varier énormément en peu de temps. Elle évolue au gré des bonnes et des mauvaises nouvelles. En effet, les cours boursiers changent tous les jours en fonction de l’offre et de la demande. Si un plus grand nombre de personnes désirent acheter un titre (demande) que le vendre (offre), son prix augmente. En 2021, on parle beaucoup de l’inflation, des indicateurs sur la consommation et l’emploi, ainsi que de la dette américaine comme étant des facteurs pouvant inquiéter les investisseurs et faire chuter les cours (prix auquel on vend ou achète un titre). Si beaucoup d’investisseurs essayent de vendre un titre en même temps et que le nombre de personnes prêtes à l’acheter est faible, le prix diminue. Les prévisions de variation du cours d’un titre sont complexes, puisque les sentiments et les attentes des investisseurs ont souvent le dernier mot sur les prix du marché.

Un FNB tente de reproduire un ensemble précis de titres ou un indice boursier. Pour ce faire, il intègre un échantillon représentatif des titres qui constituent cet ensemble, selon leur poids respectif. Il peut même inclure la totalité des titres. C’est de cette façon qu’il réduit les effets de la volatilité des marchés découlant de la fluctuation des cours. Avec un portefeuille diversifié, il est beaucoup moins probable que tous les titres qu’il englobe affichent un mauvais rendement en même temps. Les gains des uns permettent en quelque sorte de compenser les pertes des autres. 

La diversification inclut notamment un équilibre entre les principaux secteurs de l’économie, qui évoluent à des rythmes différents : les services financiers, l’énergie (comme les sociétés pétrolières et gazières), les matériaux (comme les sociétés minières), l’industrie (comme les fabricants et les compagnies de chemin de fer), la consommation (comme les restaurants et les supermarchés), les télécommunications, les technologies, la santé (comme les sociétés pharmaceutiques) et les services publics (comme les entreprises d’électricité).

Liquidité et souplesse

 

Puisque les parts des FNB se négocient en bourse, comme des actions ordinaires, vous pouvez vendre les vôtres quand vous le souhaitez. Que vous ayez besoin de cet argent pour acquérir un immeuble ou retourner aux études, il est disponible rapidement. Vos placements peuvent être liquidés au moment opportun, sans avoir besoin d’attendre la fin d’un terme. 

Les FNB peuvent détenir des actions, des obligations, des métaux précieux, des devises et d’autres actifs. Il s’agit de produits similaires aux fonds communs de placement, mais la plupart des FNB sont gérés passivement et ont des frais moins élevés que leurs « cousins ». Dans la grande famille des FNB, on trouve de tout : FNB constitué uniquement d’actions, axé sur une industrie ou un secteur en particulier, FNB mondial, à gestion active, etc. Il est à noter que la majorité sont à gestion passive. Qu’est-ce que la passivité et est-ce que c’est une qualité? 

Passivité

 

En comparaison à un fonds indiciel, la gestion active peut aller chercher un rendement supérieur et battre le marché. « Battre le marché » signifie faire un rendement supérieur au marché boursier. Mais à quel prix? Dans quelles conditions? Les frais des fonds à gestion active sont plus élevés, parce qu’il faut bien payer ceux qui font le travail! Et le résultat n’est pas garanti. Votre fonds à gestion active pourrait aussi sous-performer. 

Envisagez-vous de faire le travail de gestionnaire vous-même? Suivre les marchés tous les jours, acquérir des connaissances et avoir confiance en vos prévisions? Le Day Trading doit être approché avec prudence. Selon la firme Dalbar, les rendements des investisseurs individuels sont inférieurs aux indices boursiers. Plusieurs biais cognitifs entrent en jeu et les empêchent de conserver les titres gagnants sur le long terme. 

La passivité peut alors devenir un choix très pragmatique… et payant! Pour les investisseurs autonomes, choisir un FNB qui calque un indice boursier a toutes les chances de leur faire gagner beaucoup de temps et d’argent. Quelques minutes par année pour continuer d’y investir votre épargne et on s’en reparle dans 15 ou 20 ans, au bord de la plage, un margarita à la main… (ou une bière, je ne juge pas!).

Pour qui et par qui sont conçus les FNB?

 

Les FNB ne sont, en général, pas pour les investisseurs qui souhaitent battre le marché en prenant des risques importants. Grâce à leurs principales qualités que sont la diversification, la liquidité, la souplesse et la passivité, ils conviennent parfaitement aux investisseurs débutants et intermédiaires qui ont peu de temps à consacrer à leurs placements. Aussi bien dire qu’ils conviennent à la vaste majorité des gens!

Selon l’ACFNB, il y a 40 fournisseurs de FNB au Canada. Ceux qui détiennent les plus importantes parts de marché sont BlackRock Canada et BMO Asset Management, avec plus de 25% chacun, puis Vanguard Investments Canada, Horizons Management, CI Investments, Mackenzie et TD Asset Management.


Bien que vous reconnaissez les grandes banques canadiennes comme la Banque de Montréal (BMO) et la Banque Toronto Dominion (TD) dans cette énumération, d’autres gros joueurs sont spécialisés dans les FNB et un peu moins connus du grand public. Soyez tout de même assuré qu’ils roulent leur bosse depuis un bon moment déjà. BlackRock et Vanguard, par exemple, ont été fondés au 20ème siècle.

Quel est le risque associé aux FNB?

 

Les FNB ne sont pas plus risqués que les fonds communs de placement. Tout dépend de ce qu’ils ont dans le ventre! De par leur nature, il n’y a rien dans un FNB qui expose les investisseurs à un risque accru. Certes, ce n’est pas un placement garanti et il y a toujours un risque d’essuyer des pertes. Mais ce risque n’est pas plus élevé avec un FNB qu’avec tout placement non garanti. Les risques liés à un fonds sont semblables à ceux des placements qui le composent l’indice et qu’il reproduit. 

Un fonds indiciel pourrait tout de même ne pas obtenir le même rendement que l’indice ou le secteur qu’il reproduit. Pourquoi? Parce que la proportion des placements qui le composent n’est peut-être pas exactement la même. L’indice particulier que le FNB reproduit est important parce qu’il détermine comment les placements sont pondérés dans le FNB. Deux indices qui détiennent les mêmes placements dans des proportions différentes enregistreront des rendements très différents.


Certains fonds visent une réplication complète alors que d’autres choisissent l’optimisation ou la réplication synthétique. En ciblant la réplication complète, un FNB détient tous les titres figurant dans l’indice, suivant les mêmes pondérations. Cette stratégie mène habituellement à un suivi très proche de l’indice sous-jacent. Lorsque l’indice varie, la composition du portefeuille est ajustée de manière à continuer de bien le refléter.

L’optimisation a quant à elle recours à un processus d’échantillonnage pour créer un portefeuille dont les caractéristiques correspondent de près à celles de l’indice, tout en visant un bon contrôle des frais d’opération et un accroissement de la liquidité. Quant à la réplication synthétique, elle est fondée sur des instruments dérivés, comme des contrats d’option et ententes de swap avec des tierces parties. Lorsqu’il est difficile d’effectuer certaines opérations, cette stratégie permet au FNB de refléter la performance de l’indice sans détenir les titres en tant que tels.

Les FNB indiciels

Résumons les avantages des FNB indiciels. Il s’agit de placements passifs, c’est-à-dire qu’ils visent à reproduire un indice. Ces FNB ne cherchent pas à obtenir un meilleur rendement que leur indice de référence. Il peut s’agir d’un indice boursier ou d’un indice qui suit les obligations, par exemple. Les fonds indiciels peuvent aussi suivre un produit de base en particulier, comme le pétrole, ou se concentrer sur une seule région. 

Un indice se définit comme une liste de titres qui fait le suivi de leur valeur. Il peut s’agir d’un ensemble d’actions négociées sur la même bourse (par exemple, Toronto) ou appartenant au même secteur de l’économie. Le portefeuille d’un tel fonds est uniquement modifié si les composantes de l’indice sont ajustées. 

L’indice particulier que le FNB reproduit détermine comment les placements sont pondérés. Plusieurs indices peuvent détenir les mêmes placements, mais dans des proportions différentes. Un FNB qui calque l’un ou l’autre obtiendra donc un rendement différent, même si les deux ont des actions d’Apple dans leur baluchon!
Pourquoi choisir les FNB indiciels boursiers? Depuis 1927, le rendement annuel composé du S&P 500 frise les 10% en tenant compte du dividende. On peut difficilement se tromper en le choisissant.

Des exemples de FNB indiciels

 

Même si ce guide n’est pas un palmarès, on vous donne quelques exemples de fonds qui correspondent à cette description.

  • VFV de Vanguard : FNB indiciel S&P 500 qui cherche à reproduire le S&P 500, avant déduction des frais. Il suit le rendement d’un indice général de titres de capitaux propres américains qui mesure les rendements sur le placement des actions des sociétés américaines à grande capitalisation. Au moment d’écrire ces lignes, le S&P 500 a connu une croissance de 15,16% depuis le début de l’année, alors que VFV se situe à 15,17%. Son ratio de frais de gestion est de 0,08%. Toutes les informations sont disponibles dans son prospectus.
  • DCU de Desjardins : Nommé Indice univers obligations canadiennes, ce FNB suit l’indice Solactive Canadian Bond Universe. Son ratio de frais de gestion est de 0,12% et il a pour but de procurer un revenu fixe. Il s’agit donc d’un FNB très différent de ceux qui investissent dans des actions. Conçu pour les investisseurs qui cherchent un revenu stable, c’est un portefeuille diversifié d’obligations fédérales, provinciales, municipales et de sociétés.

Comme vous pouvez le constater, certains frais sont associés aux FNB indiciels, mais ils sont en général très faibles. Ils ne devraient pas gruger une grande partie de vos profits. D’autres exemples de fonds indiciels? iShares NASDAQ 100 index ETF, BMO Dow Jones Industrial Average Hedged to CAD Index ETF et SPDR S&P 500 ETF Trust en font partie! Le nom de l’indice suivi se retrouve très souvent dans le nom du fonds, question de faciliter la vie aux investisseurs!

En résumé, les fonds indiciels reproduisent étroitement un indice de référence, mais peuvent ne pas obtenir exactement le même rendement que celui-ci. Ils sont à gestion passive et chargent peu de frais de gestion. Ils peuvent reproduire divers types d’indices, par exemple boursiers ou obligataires. Les indices suivis peuvent aider à évaluer les résultats de vos placements actuels, comme divers types de fonds communs et de FNB. Si vos rendements sont constamment inférieurs à ceux des indices, posez-vous des questions!

Les FNB tout inclus

 

Il existe d’autres types de tout inclus que ceux qu’on trouve dans les Caraïbes. Les FNB tout inclus risquent de vous rendre tout aussi heureux. Investissements passifs par excellence, ils peuvent être utilisés seuls, c’est-à-dire que tout votre argent va dans un seul FNB. Dans les deux cas, ces tout inclus sont conçus pour vous éviter de vous prendre la tête!

Ces FNB proposent des portefeuilles types, par exemple axés sur la croissance, équilibrés ou conservateurs. Ces mots ne sont que du charabia à vos oreilles? Commencez par vous poser ces questions : Quelle est la somme que je veux placer? Quels objectifs je souhaite atteindre? Pendant combien de temps est-ce que je peux laisser cet argent investi? Quel niveau de perte est-ce que je peux tolérer? Est-ce que je veux générer des revenus stables, garantir la sécurité de mon capital ou investir pour le faire croître? Est-ce que je planifie un changement de domaine, un retour aux études ou quoi que ce soit qui demandera que j’aie accès à mon argent facilement? Ces questions vous aideront à établir votre profil d’investisseur, qui lui, vous guidera vers un choix éclairé.

Votre profil tient compte de vos objectifs, de votre horizon de placement et de votre tolérance au risque autant que de votre situation financière et de vos connaissances en matière de placements. L’horizon se calcule selon le nombre d’années entre le moment où vous investissez et celui où vous décaissez pour réaliser votre projet. Quant à la tolérance au risque, il faut vous imaginer perdre 20 % ou 10 % de la somme investie pour évaluer votre capacité à gérer vos émotions (et votre budget) si cela se produit. Vous pouvez tout à fait diviser vos avoirs en quelques placements avec des visées différentes. 

Pourquoi choisir les FNB tout inclus? Parce qu’une fois que vous avez établi votre profil de risque, l’ensemble de votre portefeuille peut tenir dans un seul FNB. C’est pourquoi on les dit « FNB de répartition ou d’allocation d’actifs ». Vous pouvez n’utiliser qu’un seul FNB et regarder votre butin croître sur plusieurs années. Similaires aux FNB indiciels, ils proposent l’équivalent d’un portefeuille de plusieurs FNB réunis, alors que les FNB indiciels mentionnés plus haut achètent directement des titres. En réalité, bien souvent, un FNB tout inclus est un portefeuille de plusieurs FNB indiciels.

Des exemples de FNB tout inclus

Certains sont constitués d’actions à 100 %, d’autres à 60 % et d’autres encore moins. 

  • HGRO de Horizons : HGRO est composé uniquement de FNB d’actions, comme le Horizons NASDAQ-100 index ETF et le Horizons Europe 50 index ETF. Il est spécialement conçu pour les comptes non enregistrés. Les FNB sous-jacents du portefeuille n’effectuent pas de distributions imposables continues de revenus de placement ou de dividendes. Géographiquement, il couvre l’ensemble du monde. Son ratio de frais de gestion est de 0,16%.
  • ZBAL de BMO : Ce FNB équilibré est conçu pour procurer une appréciation modérée du capital à long terme et un revenu en investissant dans des FNB d’actions et de titres à revenu fixe mondiaux. Comme HGRO, ZBAL est un fonds constitué de fonds. Ses frais de gestion sont de 0,20 %.

D’autres exemples? Citons le fonds Income Balanced ETF Portfolio (XINC) de BlackRock, principalement constitué d’obligations, et le Balanced TRI ETF Portfolio (HBAL) de Horizons, à 70 % d’actions.

Les FNB spécialisés

 

 

La demande est au rendez-vous et les fournisseurs créent de nouveaux FNB chaque année. Vous avez un intérêt particulier pour la santé ou la technologie? Il y a un FNB pour vous. 

Pourquoi choisir les FNB spécialisés? Lorsque vous pressentez qu’un secteur prendra son envol, vous pouvez être tentés par un FNB spécialisé. Ceux-ci n’offrent pas le niveau de diversification des FNB indiciels et vous devrez équilibrer l’ensemble de votre portefeuille vous-même. À moins que vous ne cherchiez à obtenir une surpondération d’un secteur? Vous pouvez utiliser ceux-ci pour compléter votre portefeuille en investissant une somme plus petite dans un secteur que vous chérissez. Cela pourrait même vous permettre de battre la performance globale des grands indices boursiers. Par exemple, dans mon cas, j’aime bien l’immobilier, qui donne un dividende intéressant et qui affiche une bonne croissance (pour l’instant). 

Des exemples de FNB spécialisés

Immobilier, santé, métaux précieux, alouette! On en trouve pour tous les goûts. On pense par exemple au cours de l’or avec iShares Gold Bullion ETF (CGL), le plus ancien et plus grand FNB sur l’or au Canada. Il a un ratio de frais de gestion de 0,55 %. En santé, CI Investments propose le FNB Options d’achat couvertes sur géants de la santé CI (FHI). Il verse des dividendes et a des frais de gestion de 0,65 %. 

Le télétravail vous inspire et vous souhaitez vous tourner vers les technologies? iShares S&P/TSX Capped Information Technology Index ETF (XIT) investit principalement dans des titres de capitaux propres d’émetteurs canadiens qui participent au secteur des technologies de l’information. Bonjour Shopify et Lightspeed! Son ratio de frais de gestion est de 0,61 %.

Comment fait-on de l’argent avec les FNB?

 

Avec un FNB, on conserve un plus gros pourcentage des rendements, en comparaison aux fonds communs de placements. Or, les deux produits sont assez similaires. Les fonds communs prélèvent des frais allant de 2 % à 2,7 % alors que les FNB s’en tiennent en-dessous de 0,5 % dans la majorité des cas. Est-ce que votre fonds commun fait un rendement supérieur à un FNB? Pas nécessairement. Si, une fois les frais de gestion déduits, le rendement reste plus élevé, cela ne vaut probablement pas la peine de troquer votre fonds commun pour un FNB équivalent. Mais ça vaut le coup de vérifier!

Des frais de 2,5 % équivalent à 250 $ sur un investissement de 10 000 $, alors que des frais de 0,20 %, par exemple, ne prennent qu’une vingtaine de dollars. Avec le temps, votre épargne et vos placements vont probablement croître (on vous le souhaite!). Lorsqu’on additionne tous ces 250 $ ou plus, ce sont des dizaines de milliers de dollars qui vous échappent au final. Notez toutefois qu’il faut toujours bien vérifier les frais de gestion de chaque FNB parce que certains sont spécialisés et leurs frais sont alors un peu plus élevés. Certains sont même à gestion active, avec des frais qui s’approchent de ceux des fonds communs. À vous de voir si cela vaut la peine. Le rendement sera-t-il au rendez-vous?

Avec les FNB, on peut aussi recevoir des dividendes. Tout dépend du produit choisi. Par exemple, VRE de Vanguard, un FNB de fonds immobilier que j’apprécie, verse des dividendes mensuellement. Sur les fiches des produits, vous devez repérer le rendement et sa fréquence de distribution (Yield en anglais) pour savoir combien vous recevrez.

Une autre façon de faire de l’argent avec vos parts de FNB est… de les vendre, tout simplement. Après quelques années à vous intéresser à la bourse, vous sentez que vous avez l’étoffe d’un Day Trader? Allez-y! Sur les parts vendues, vous récupérerez votre capital de départ, avec, on l’espère, un gain en capital (le rendement). La moitié de ce gain est imposable à votre taux d’imposition marginal, à moins que le placement soit dans un CELI, par exemple.

Comment vous procurer un FNB?

 

On entre dans la partie pratico-pratique. Vous pouvez acheter un FNB par le biais d’un conseiller, mais pour économiser sur les frais, ce qui est un de leurs grands avantages, vous êtes mieux avec le courtage direct ou un robot-conseiller. N’ayez crainte, c’est simple. Vous avez besoin d’un téléphone ou d’un ordinateur, et le tour est joué!

Voici les principales étapes :

  • Ouvrez un compte de courtage direct, par exemple avec la Banque Nationale, Desjardins, Wealthsimple ou une autre institution financière. Essayez notre outil pour comparer les plateformes de courtage et trouvez la vôtre. 
  • Choisissez le type de compte désiré, en suivant bien les règles et limites de cotisation (CELI, REER, non enregistré, etc.).
  • Transférez-y de l’argent à partir de votre compte courant. Il restera dans votre encaisse jusqu’à ce que vous ayez choisi votre FNB. Nul besoin de connaître lequel sera l’élu de votre cœur au moment d’ouvrir le compte et de transférer les fonds.
  • Prévoyez du temps pour consulter les données des FNB qui vous intéressent. Par exemple, vérifiez leur ratio de frais de gestion et leurs rendements antérieurs. Choisir un FNB qui se transige à la bourse de Toronto en dollars canadiens est la manière la plus simple de commencer, lorsqu’on vit au Canada.
  • Passez votre commande en passant un ordre au marché! Il existe d’autres types d’ordre, mais commençons par base.

Courtage direct et robots-conseillers

Depuis peu, le courtage direct de Banque Nationale et de Desjardins ne charge plus de commissions pour passer un ordre. Wealthsimple Trade fonctionne de cette façon depuis longtemps. Vous pouvez donc investir à coup de petites sommes périodiques. Cette stratégie peut être intéressante dans un contexte de volatilité. S’il y a une baisse et que le marché remonte ensuite, vous en profiterez.

Quant aux robots-conseillers, ils prennent en charge toute la gestion de vos investissements après vous avoir fait passer un questionnaire, mais s’accompagnent de frais supplémentaires. Ceux-ci demeurent moindres que ceux des conseillers en chair et en os. C’est le cas de Wealthsimple Invest, par exemple.

Comment faire le suivi des valeurs de vos titres et vous améliorer en tant qu’investisseur? Vous pouvez vous informer directement sur le site de la bourse de Toronto (TSX), vous promener dans la base de connaissance de votre plateforme courtage ou sur des sites spécialisés comme Morningstar. Celui-ci propose plusieurs outils, dont un outil de comparaison des FNB.

Peut-on mettre un FNB dans un CELI ou un REER?

 

Oui, c’est même une excellente idée! Le prospectus de chaque FNB devrait préciser le type de compte admissible et la fiscalité applicable. Vous êtes toutefois l’unique responsable de ne pas dépasser vos droits de cotisations.

En général, les gains faits par l’entremise du CELI ne sont pas imposables. Quant au REER, ce n’est qu’au moment du décaissement qu’on doit payer de l’impôt, puisqu’il est alors considéré comme un revenu ordinaire. Plusieurs subtilités sont toutefois à comprendre. Par exemple, l’imposition des dividendes pourrait miner votre rendement. Les plateformes vous feront signer un document qui les autorise à prélever directement ces sommes.

Un mot sur la fiscalité

 

On a toujours peur d’oublier un petit détail qui va nous coûter cher en impôts! C’est bien normal, puisque c’est une question très complexe.

Le véhicule de placement choisi aura une incidence majeure sur votre rendement. On parle ici du CELI, du REER et du compte non enregistré, principalement. En ce qui à trait au CELI, on l’appelle le compte « libre d’impôts ». Quand il génère un revenu d’intérêts, de gain en capital ou de dividendes, vous n’avez rien à payer. Sauf dans le cas des dividendes d’actions étrangères, qui sont assujettis à une retenue à la source. Dans un compte non enregistré, on paye chaque année pour les intérêts et dividendes reçus. Par contre, tant qu’on ne vend pas nos parts, on n’est pas imposé sur le gain en capital (puisqu’on ne l’a pas réellement encaissé). C’est une des raisons pour lesquelles le gain en capital est le chouchou de bien des investisseurs.

Poursuivons l’exploration des impacts d’un compte non enregistré. Les revenus d’intérêts sont pleinement imposables. Ils correspondent aux intérêts gagnés sur des contrats de placements comme les certificats de placement garanti (CPG) et les obligations. Ils sont donc à éviter, sauf dans un CELI, un REER ou pour une personne qui n’a que très peu de tolérance au risque. Si vous faites 1 000 $ et que votre taux d’imposition marginal est de 37 %, vous payerez environ 370 $ en impôts. En générant un gain en capital, seulement 50 % de ce montant est imposable. Vous gagnez 1 000 $ mais vous payez de l’impôt sur 500 $ uniquement. De plus, il existe deux types de dividendes : dividende admissible ou déterminé et dividende non admissible ou ordinaire. Les dividendes canadiens (admissibles) donnent habituellement droit au crédit d’impôt pour dividendes.

Les parts de FNB sont comme des actions, ils ne peuvent distribuer que des dividendes ou du gain en capital. Pour obtenir des renseignements détaillés sur la fiscalité d’un FNB en particulier, n’hésitez pas à consulter le prospectus du FNB et les documents rendus disponibles par la direction. 

Questions et réponses

 

  • Comment acheter un FNB au Canada? : Pour acheter un FNB, il faut soit passer par un conseiller, ce qui vient avec des frais plus élevés, soit économiser en passant par le courtage direct ou les robots-conseillers.
  • Les FNB sont-ils la même chose que les fonds mutuels? : Non. Même si les fonds mutuels peuvent contenir le même panier de titres, ils ont des frais plus élevés que les FNB et sont achetés et vendus une seule fois par jour, généralement à la fermeture des marchés. Ils sont gérés plus activement et vendus par des courtiers ou des compagnies. Ils donnent aussi accès à des secteurs et des compagnies plus nichés que les FNB.
  • Quels sont les meilleurs FNB au Canada? : Il n’y a pas de réponse définitive, puisque celle-ci dépend de votre profil d’investisseur. Des courtiers comme la BNCD ou Interactive Brokers peuvent vous guider dans votre prise de décision.
  • Comment sont taxés les FNB au Canada? : Cela dépend du type de compte dans lequel vous placer vos FNB. Par exemple, un CELI est libre d’impôts, mais un compte non-enregistré signifie que les intérêts et les dividendes sont imposables. Il est donc important de bien se renseigner au moment d’acheter un FNB quel compte est admissible et quelle est la fiscalité applicable.
  • Les FNB sont-ils la même chose que les fonds indiciels au Canada? : Les deux suivent un indice, mais la grande différence est que les FNB peuvent être échangés à travers la journée, tandis que les fonds indiciels ne sont achetés et échangés qu’à la clôture des marchés.

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